Céline Giguèrevisuel
Elle est née à Asbestos au Québec en septembre 1957.
Elle grandit dans une famille où les arts côtoient l'écriture, les arts visuels et toute autre forme de créativités artisanales C'est en 12e année qu'elle découvre les rythmes et les couleurs des mots et des formes visuelles. En arts, elle est influencée par ses professeurs d'arts René Pilon et Robert Paquet. Elle produit cette année-là une peinture pour le local de religion, s'ensuivent plusieurs petits contrats en peinture et à la pastel. En français son professeur Robert Mattheau, à Windsor, avait invité un poète à lire et à développer chez les jeunes le goût de la poésie et de la prose. L'hameçon était lancé. Mais ce n'est qu'à la deuxième session au Collège St-Laurent, dans son cours de linguistique, qu'elle voit que son écriture a beaucoup de profondeur. Elle écrit des poèmes, des textes en prose, des contes, etc. Son professeur l'encourage à continuer à écrire peu importe le type de textes. Au Collège Saint-Laurent, les professeurs l'ont dissuadé de se diriger en technique des loisirs et sports pour l'orienter plutôt vers les arts où son cœur était. Tous ses cadres de pages d'études étaient griffonnés d'arabesques et autres formes quelconques. Elle laisse Montréal pour aller étudier en arts visuels au Collège de Sherbrooke. Forcée par les demandes des études collégiales, elle suit encore des cours en français. Elle poursuit ses études ès enseignement des arts visuels au secondaire. Elle favorise la sculpture, les estampes en lithographie, la peinture et le dessin. Dans ses cours optionnels elle opte pour des cours de voix car elle aime chanter aussi. Plus tard après ses études universitaires à Laval et se rend à Regina, et y poursuit des cours dans un baccalauréat en littérature française. Elle peint à ses heures de loisirs et écrit de temps à autres quand les nuits se font interminables. Entre temps, suite à la relecture de certains de ses textes, elle se met à rêver que peut-être un jour, elle devra s'asseoir et reprendre sa plume. Ces amies très proches, ici à Regina, l'encouragent à participer à des soirées d'écriture dans les années 85-88,… mais en anglais. Ça lui réussit. Malheureusement ce n'est pas en anglais qu'elle veut travailler ses textes. Elle écrit par périodes pour soulager son saoul. Deux amies, dont l'une d'un âge très avancé voire 75 ans, la pointe du doigt et lui prophétise qu'elle va un jour écrire. Elle rit en se moquant. Sa réponse : ‘Il va falloir m'asseoir avant et je ne suis pas rendue là'. Elle est aussi influencée dans son écriture par Joanne Gerber, qu'elle tient comme la personne qui lui a ouvert tout un grenier de mots, sa capacité d'observation et de description. Du côté elle se remet à peindre, et suite à cela, elle gagne en1989 le prix réseau-Ouest de la Saskatchewan. Et par la suite elle est invitée à venir travailler en tant qu'Artiste-en-résidence à Gravelbourg, toujours en Saskatchewan. Cette année-là elle produit une bonne série de peintures abstraites et réalistes. Ses pentures miniatures par contre deviennent la coqueluche de cette période. Elle obtient plusieurs contrats d'affiches avec la Commission culturelle, Sask-Oil et autres regroupements, aussi plusieurs lui de mandent le design de logos.
L'écriture reste toujours là sous forme de poèmes courts ou encore de journal personnel. Elle se marie en 1991, avec Brock Findlay et auront trois belles filles qui aussi produisent à leur manière des œuvres créatrices : Danielle (1993), Mélody (1995) et Krista (1997). Ils déménagent à plusieurs reprises jusqu'en 2003 en passant par Regina, Brandon, Nipawin et finissent par revenir à Regina. À chacun des endroits où elle a passé elle a enseigné les arts ou encore produit des murales avec le groupe de femmes qu'elle joint. Entre 1993 et 2006 elle produit surtout pour un particulier, des œuvres à caractère historique et mythologique. Mais en ce qui concerne l'écriture, ce n'est qu'en 2006 qu'elle s'y met pour répondre à des questions que de proches lui demandaient : elle a quelques choses à partager, à dire. Quelques mois plus tard, elle joint le cercle d'écrivains selon la suggestion de Laurier Gareau et ne se lasse pas depuis de continuer à écrire. Sa percée créatrice à l'écriture a pris du temps à sortir vue que les arts, le chant, le théâtre (quand elle le peut) et sa famille accaparent beaucoup son temps en dehors des heures du travail. Depuis le début, elle a présenté ses textes à deux reprises sous forme de lecture publique. Et du côté des arts, suite à l'influence d'une grande amie artiste Anne Brochu-Lambert, elle aide au projet de Radio-Canada de Regina: Carte du cœur au ventre, depuis décembre 2002. Une levée de fonds pour les banques alimentaires de la Saskatchewan qui se fait ponctuellement au début du mois de décembre sous forme d'encan par internet. Elle en présente un minimum de trois. Pour elle, malgré que ses œuvres soient appréciées pour leur qualité dans les détails historiques et de composition, elle reconnaît que c'est par l'écriture qu'elle réussit à rejoindre les gens dans le plus profond de l'âme. Peu importe le médium par lequel elle choisit de s'exprimer, ils sont tous une partie intrinsèque de ce qu'elle est : une créatrice en perpétuelle découverte.
| |
|
|